Ce deuxième article de la série, suite de « Améliorer l’enseignement des mathématiques – étude de l’EEF (1)« , est consacré à l’utilisation de l’évaluation pour tirer parti des connaissances et de la compréhension des élèves.

D’après l’étude réalisée par l’EEF, il est important d’utiliser l’évaluation comme un diagnostique des acquis de nos élèves et leur fournir une rétroaction optimale. Ainsi, l’évaluation doit :

Une rétroaction efficace repose sur les critères suivants :

Cette rétroaction ne doit pas nécessairement être écrite. Une rétroaction efficace peut être donnée oralement.

Comment aborder les idées fausses ?

Une idée fausse est une compréhension qui conduit à un « modèle systématique d’erreurs ». Souvent, des idées fausses sont formées lorsque les connaissances ont été appliquées en dehors du contexte dans lequel elles sont utiles. Par exemple, la « multiplication rend plus grande, la division rend plus petite » qui s’applique aux nombres naturels non-nuls.

Il est important que les idées fausses soient découvertes et prises en compte plutôt que mises de côté ou ignorées.

Les élèves défendent souvent leurs idées fausses, surtout si elles sont fondées sur des idées solides, quoique limitées. Dans cette situation, les enseignants pourraient réfléchir à  la façon dont une idée fausse peut apparaître et explorer avec les élèves, la « vérité partielle » sur laquelle elle repose et les circonstances dans lesquelles elle ne s’applique plus. Les contre-exemples peuvent être efficaces pour contrer la croyance des élèves en une idée fausse. Cependant, les élèves peuvent avoir besoin de temps et de soutien pédagogique pour développer des conceptions plus riches et plus robustes.

La connaissance des erreurs courantes et des idées fausses en mathématiques est une richesse inestimable (pour prédire les difficultés que les apprenants sont susceptibles de rencontrer et pour planifier des leçons (et y aborder ces idées fausses).

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